20 juillet 1884 : à propos d’une épidémie de choléra

dimanche 18 juillet 2010
par  Martine
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Délibération

20 juillet 1884

Installation des cholériques à Brévannes.

Session extraordinaire

L’an mil huit cent quatre vingt quatre, le vingt juillet à deux heures du soir.
Le conseil municipal de la commune de Valenton s’est réuni en vertu de l’article 47 de la loi du 5 avril 1884 [1].

Présents : Messieurs Degrange, Dubois, Foucher, Noël, Persent, Thirion, Varin et Caron Maire président.

Absents : Messieurs Defforge, Duchesne, Jourdain et Vallois.

Vu la récente décision de la commission municipale d’hygiène de Paris affectant aux cholériques, s’il en survient, le château de Brévannes.

Considérant que cette propriété de l’Assistance Publique n’est pas isolée des habitations, et que les maisons de Brévannes bordent complètement l’un des cotés.

Considérant que le transport des cholériques en cet endroit aurait pour effet d’infecter les communes voisines, et particulièrement Valenton qui n’en est distant que de 2 kilomètres.

Le conseil municipal proteste énergiquement contre le dit projet de la commission municipale d’hygiène de Paris, et prie l’autorité supérieure d’en empêcher l’exécution.

Fait en séance, les jour mois et an susdits.


[1C’est la loi républicaine (Jules Ferry) du 5 avril 1884 qui fixe les dispositions fondamentales du code des communes, reprises par le code général des collectivités territoriales


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