Julien Duranton (1960-1990)

dimanche 27 janvier 2008
par  webmaster
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Né le 4 mars 1927 à Valenton (Val de marne) mort le 16 décembre 2000 à Paris ; ouvrier électricien, maire de Valenton (1960-1990) et conseiller général du Val de Marne (1967-1979), député suppléant de Maxime Kalinsky (1973-1981).

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Julien Duranton élu en 1960

Fils de Julien Duranton (1887-1972), et de Jeanne Poirier (1888-1952). C’est en 1909 que son père qui avait quitté son Allier natal pour trouver du travail, s’était installé à Valenton ; ce dernier mobilisé en 1914 et après avoir vécu l’enfer de la terrible guerre, était entré dans les chemins de fer à la compagnie PLM en 1919 et avait participé aux grèves qu’avaient menées les ateliers de Villeneuve Saint Georges en 1920. Quant à sa mère, fille d’un cheminot muté de Dijon au triage de Villeneuve Saint Georges, elle était venue à Valenton avec ses parents, ses deux sœurs, et ses deux frères en 1900 et avait été parmi les premières femmes conseillères municipales élues en avril 1945 dans les communes de France.

Ayant choisi le métier d’électricien, Julien Duranton était entré à l’âge de quatorze ans à l’usine Alkan de Valenton et y avait fait son apprentissage.

Syndiqué à la CGT, il adhère à l’U.J.R.F. (Union de la Jeunesse Républicaine de France) en 1945 et entre au Parti Communiste Français en 1948.

En 1950, il quitte l’usine Alkan pour une entreprise qui l’embauche comme chef d’équipe électricien ; il participe à certains grands chantiers de l’époque : la construction des premiers laboratoires du centre d’études nucléaires de Saclay, l’installation des équipements électriques du stade Coubertin.

Lors des élections municipales de 1953, il fut élu premier adjoint de la municipalité communiste dirigée par Fernande Flagon.

Il fut élu secrétaire départemental du syndicat C.G.T. des personnels des services publics et de santé et assuma des responsabilités dans le Parti communiste français, à la direction de la section à Villeneuve St Georges-Valenton.

En 1960, le conseil Municipal le désigna maire de Valenton pour remplacer Fernande Flagon qui avait désiré se retirer de la vie politique. En 1961, il quittait l’hôpital de Villeneuve-Saint-Georges pour se consacrer à sa tache de maire. Il exerça cette fonction durant trente années. Sous son impulsion, la ville de Valenton qui dans les années 1950 était encore un village devint une ville de plus de 11000 habitants.

L’évolution de la ville est étroitement liée à l’orientation qu’il donna à la gestion de la commune, en particulier dans trois directions : développement du logement social, préservation de l’environnement et renforcement du tissu économique de la ville.

Il entendait mener une politique de logement social à échelle humaine par la construction de petits ensembles HLM avec le souci d’offrir aux nouveaux habitants, dès leur arrivée, des équipements scolaires et des équipements sportifs (un gymnase pour chaque école).

Pour préserver l’environnement, il empêcha avec le soutien du député communiste dont il était le suppléant (Maxime Kalinsky), les projets de constructions spéculatifs qui menaçaient les bois de la Commune. De même, le Parc Départemental de la Plage Bleue avait vu le jour grâce à sa détermination.

Par l’acquisition de terrains et en impulsant l’ouverture d’axes de communication comme le CD 94, il a permis la création de zones industrielles et d’activité commerciale. La commune de Valenton avait été une des premières communes du Val de Marne à établir un Plan d’Occupation des Sols

Elu aux élections cantonales de 1967, il a fait partie des trente trois élus du premier conseil général du Val de Marne, département nouvellement créé.


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