Le billet de Jean-Jacques (janvier-février-mars)

samedi 23 octobre 2010
par  Martine
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Le billet de Jean-Jacques (N° 1) : 17.01.1968

Qui suis-je ? Comme bon nombre de Valentonnais actuels, je suis venu résider dans votre cité il y a quelques années.

Au début, Valenton était pour moi, la cité que je quittais tôt le matin et où je ne revenais que parfois fort tard, le soir.

Puis, peu à peu, au cours des semaines, des mois passés, je me suis aperçu que Valenton n’était pas seulement une cité dortoir. J’ai cherché alors à connaître un peu sa vie de tous les jours et je suis devenu lecteur assidu de ce journal.

J’ai donc accepté, dans la mesure de mes moyens, de vous livrer, chaque semaine, les réflexions qui m’auront été inspirées par des événements dont Valenton aura été le théâtre.

Jeudi dernier, une mauvaise surprise nous attendait en partant au travail. Une fois de plus, la neige recouvrait tout et en certains endroits il était difficile de se déplacer surtout sur les trottoirs, et même sur la chaussée de certaines rues. C’est avec plaisir, que tous les travailleurs virent les ouvriers communaux de la voirie, déjà en train de répandre sur les trottoirs, à l’aide d’une brouette et de pelles un mélange de sable et de sel alors que d’autres effectuaient le même travail sur les rues rendues glissantes par cette chute nocturne de neige. Tôt dans la matinée, la circulation en voiture ou à pied était redevenue normale. (à suivre)

Source : L’éclair du Val de Marne.

Le billet de Jean-Jacques (N° 2) : 24.01.1968

Comme tous les Valentonnais, j’ai été vraiment heureux de l’ouverture du marché couvert, il y a quelques mois. Les jours de pluie, il est possible de faire son marché, les pieds au sec, sans avoir les mains encombrées par le parapluie et les paniers ou sacs de provision.

Maintenant, tous les commerçants ont leur place définitive et il est facile, pour chacun, de trouver l’étal de son choix. De plus sur la petite place où se tenait autrefois le marché, d’autres forains s’installent, surtout le dimanche. C’est un avantage supplémentaire pour les acheteurs ; il y a plus de choix et souvent des attentes moins longues pour ses achats.

Peu à peu, sous le marché couvert, les commerçants qui ont une place attitrée, l’aménagent le mieux qu’ils peuvent, avec calicots, étagères ..., chacun s’efforçant d’attirer à lui la clientèle. Certains même, prennent grand soin de la place qui leur est concédée, tel ce poissonnier qui a tendu sur le mur entourant son étal une belle toile bleu pâle qui n’est pas sans rappeler aux acheteurs des vacances ensoleillées au bord de la méditerranée avec un ciel toujours bleu au dessus d’une mer d’azur. (à suivre)

Source : L’éclair du Val de Marne.

Le billet de Jean-Jacques (N° 3) : 7.02.1968

J’ai déjà dit, ici même, ma satisfaction de faire mes emplettes à l’abri, les pieds au sec, sous ce nouveau marché couvert. J’ai déjà dit combien j’appréciais les efforts faits par la plupart des commerçants pour rendre leur emplacement moins banal. C’est à qui rivalisera d’ingéniosité. Cette semaine encore, tout en attendant mon tour d’être servi, je ne pouvais m’empêcher d’évoquer mes promenades dans l’un quelconque de nos petits ports de pêche toujours si pittoresque en laissant errer mon regard sur le filet de pêche tendu par un poissonnier le long du mur de "sa loge".

Comme beaucoup de Valentonnais j’ai assisté à la cérémonie de l’inauguration de ce marché en octobre dernier. J’avais noté, lors de l’allocution de Monsieur le Maire, qu’il avait déclaré que l’un des buts de la municipalité, en réalisant ce petit marché, était de redonner un aspect plus accueillant à la petite place qui s’étend devant les boutiques du centre commercial des H.L.M. du 48 rue du Colonel Fabien.

La disparition des tréteaux, tables et toiles qui les protégeaient est chose faite depuis le début de janvier. Depuis quelques jours j’ai vu apporter de la terre arable au pied des trois grands arbres qui, l’été venu, ombragent l’un des angles de cette place. Et maintenant, des ouvriers élèvent un petit mur de pierres pour contenir cette terre, ce qui permettra de sauver ces arbres et de conserver ainsi une masse de verdure appréciable et tellement agréable dans nos cités modernes de béton et de métal.

C’est avec satisfaction que je constate que la promesse faite, il y a environ quatre mois, est sur le point d’être tenu. (à suivre)


Source : L’éclair du Val de Marne.

Le Billet de Jean-Jacques (N°4):14.02.1968

Depuis que j’ai promis d’écrire, chaque semaine, ce billet, j’observe avec beaucoup plus d’attention qu’avant ce qui se passe autour de moi lorsque je me déplace dans nos rues.

C’est ainsi que j’ai été amené à faire une remarque qui m’a profondément surpris.

Il m’arrive fréquemment de parcourir cette portion de la rue du Colonel Fabien comprise entre la place de la mairie et le bureau de poste, entre 11 heures 30 environ et 13 heures 30, soit dans un sens soit dans l’autre.

Il m’est souvent arrivé de compter les automobiles en stationnement illégal aux environs de la petite place formant le sens unique autour du monument aux morts. Le nombre varie suivant l’heure, les jours ; il y en a, en moyenne, un minimum de 4 ou 5 véhicules stationnés soit sur la chaussée, soit à cheval sur le trottoir et la route, soit complètement sur le trottoir, soit sur les petites places du monument aux morts et ceci, malgré la présence des panneaux rappelant aux conducteurs que le stationnement est interdit à cet endroit.

D’une façon ou d’une autre, ces véhicules sont gênants pour les autres automobiles tout d’abord, pour les piétons, ensuite lorsqu’ils occupent tout le trottoir, les forçant à descendre sur la chaussée pour passer ou à salir leurs vêtements en serrant de trop près les murs bordant la rue à cet endroit.

Ils causent ensuite des dégâts aux trottoirs. Le sol de ceux-ci est défoncé ou en passe de l’être bientôt.

Le problème est exactement le même pour les deux petites places dont le revêtement n’a pas du tout été prévu pour supporter le poids d’automobiles de tourisme et surtout de camionnettes de livraisons parfois lourdement chargées.

Cet afflux de véhicules dans cette zone bien délimitée est dû, je sais, à la présence toute proche d’un restaurant. Oui bien sûr ! Mais alors je me demande si les automobilistes ne savent plus le code de la route ou affectent de l’ignorer quand il les gêne ou bien encore s’ils ne savent plus marcher à pied. Je pense que cette dernière hypothèse doit être la bonne dans la presque majorité des cas.

En effet, une centaine de mètres plus haut, dans la même rue, à l’entrée de la cité du n°30, existe un parking susceptible à cette heure là de la journée, d’accueillir tous les véhicules en stationnement illicite un peu plus bas. Deux cents ou deux cent cinquante mètres de marche dans la journée d’un automobiliste ne peut être qu’un bienfait pour lui et l’assurance d’une circulation plus agréable pour les autres usagers de la route.

Une dernière question pour terminer. J’ai vu souvent, à ces mêmes heures, passer à cet endroit des véhicules de la police ou des agents à bicyclette. Je ne les ai jamais vus s’arrêter pour rappeler à plus de respect du code de la route ces automobilistes négligents. N’est-ce donc plus leur rôle ?. (à suivre)

Source : L’éclair du Val de Marne.

Le billet de Jean-Jacques (N°5) : 21.02.1968

J’ai eu, cette semaine, l’occasion de parcourir Valenton un peu plus que d’habitude ; je bénéficiais de quelques jours de convalescence après avoir été grippé comme beaucoup d’autres personnes.

Tout à fait par hasard, mes jambes me portèrent rue Gaston Monmousseau, jusqu’à l’endroit où cette rue se termine par un étroit sentier en face du groupe scolaire Paul Eluard. Un ouvrier s’affairait près de la grille d’entrée. Il réparait la clôture qu’une malencontreuse manœuvre d’un camion avait mise à mal il y a quelque temps, mettant ainsi à profit ces quelques jours de vacances pour faire ce travail sans risquer d’être gêné par les écoliers.

Les classes de nos différents groupes scolaires ont donc été désertées par leurs occupants habituels pendant toute une semaine, mais le personnel communal chargé de leur nettoyage en a pris possession et a procédé à un ménage plus poussé que d’habitude. Ainsi, le 19 février, nos écoliers ont retrouvé leurs classes propres, claires et accueillantes.

Au début de cette semaine, je fus surpris, un matin, par un grand branle-bas qui animait la place de la mairie ; grande échelle, barrières amovibles, camion ... Les ouvriers d’entretien et de la voirie commençaient l’élagage des marronniers de cette place et au fur et à mesure, les branches coupées étaient ramassées, entassées, chargées dans le camion et les emplacements de stationnement ménagés sous ces arbres étaient progressivement libérés. Cette opération s’est poursuivie durant plusieurs jours, notamment avec l’élagage des arbres de la petite place d’Oradour-sur-Glane.

Nous annonce-t-elle la fin prochaine de l’hiver et le retour des beaux jours ? La douce température et le soleil bleu et ensoleillé de mercredi dernier nous permettaient de le penser mais le temps gris et surtout frais que nous avons connu depuis a fortement tempéré notre enthousiasme. (à suivre)

Source : L’éclair du Val de Marne.

Le billet de Jean-Jacques (N°6) : 28.02.1968

Il m’arrive parfois d’emprunter l’avenue de la Division Leclerc pour me rendre à Villeneuve-Saint-Georges. Ces dernières semaines, j’avais remarqué, a de nombreuses reprises, un groupe de cantonniers avec pelles, pioches ... occupés à travailler sur le trottoir bordant cette artère, côté Valenton. Au milieu de la semaine dernière, repassant à cet endroit, je vis le même groupe, occupé à étendre sur ce trottoir, à proximité de l’arrêt des cars, face aux grandes tours de Villeneuve, un revêtement de termat. A cet endroit, les piétons ne seront donc plus contraints de patauger les jours de pluie. Nul doute, d’ailleurs, que la réfection de toute cette portion de trottoir se poursuivra jusqu’à la limite avec Villeneuve-Saint-Georges.

Il m’est arrivé également, cette même semaine, de constater combien parfois on ne pense pas à la gêne qu’on peut occasionner aux autres usagers de la route. Ce n’est pas bien grave bien sûr, mais un peu de bonne volonté devrait pouvoir éviter ces petits ennuis.

Je passais donc rue Gaston Monmousseau un après midi de la semaine dernière, aux environ de 15 heures. A cette heure, il n’y a plus que quelques voitures stationnées de place en place le long de cette rue. Pourtant, vers l’allée de la Source, un gros camion de déménagement arrêté presque en face d’une voiture stationnant à cet endroit interdisait pratiquement toute circulation dans la rue puisqu’il ne laissait entre lui et la voiture arrêtée qu’un étroit passage.

En avançant de quelques mètres, le camion aurait dégagé un passage suffisant ou peut-être le locataire de la cité qui avait besoin des services de ce camion aurait-il pu demander au propriétaire de la voiture de la déplacer légèrement pour laisser suffisamment de place sur la rue pour les autres véhicules. Il suffisait d’y penser après avoir constaté que d’autres automobilistes pourraient être gênés. (à suivre)

Source : L’éclair du Val de Marne.

Le billet de Jean-Jacques (N°7) : 06.03.1968

Depuis longtemps déjà j’avais constaté, en passant tout près du « château » Casanova, que des ouvriers y effectuaient des travaux ; les tas de gravats, les tas de sable qui, périodiquement, encombraient la petite place s’étendant devant le bâtiment, montraient clairement qu’il s’agissait là de transformations importantes.

J’ai pu, il y a quelque temps, avoir des éclaircissements sur ces travaux.

Bientôt, tous les services administratifs de la mairie s’installeront dans ce bâtiment entièrement rénové. Ces services sont actuellement à l’étroit et ne peuvent faire face, dans les meilleures conditions, aux tâches qui sont les leurs dans notre ville en plein essor.

C’est pourquoi la municipalité a songé à utiliser ce bâtiment abandonné par nos bambins de la maternelle depuis l’ouverture des maternelles Paul Langevin, Paul Eluard, Henri Wallon et du centre, bâtiment plus vaste que la mairie actuelle qui ne peut plus répondre aux besoins d’une ville atteignant 10000 habitants et dont la population va continuer de croître dans les années qui viennent.

La municipalité entend ainsi répondre aux besoins croissants de la population valentonnaise et permettre à ses services administratifs d’accomplir leur travail dans les meilleures conditions possibles.

Elle prépare en même temps l’avenir puisque, dans quelques années, Valenton sera une ville de 15 à 18000 habitants et devra avoir un hôtel de ville capable d’abriter les services nécessaires à la bonne marche d’une cité de cette importance. (à suivre)

Source : L’éclair du Val de Marne.

Le billet de Jean-Jacques (N°8) : 13.03.1968

Quand il fait beau, il m’arrive parfois de quitter les « sentiers battus » pour suivre des rues ou des chemins où je n’ai pas l’habitude de circuler en temps ordinaire.

C’est ainsi que, dernièrement, je dirigeais mes pas au-delà du cimetière, chemin de Mesly. Je ne fus pas peu surpris en constatant l’état de ce chemin, qui s’explique par le fait qu’il est très fréquenté par de gros camions.

Une fois de plus, je cherchais à savoir ce qui avait été fait pour remédier à une telle situation.

C’est ainsi que j’appris qu’avait eu lieu en mairie de Valenton, le 8 février dernier, une réunions à la demande des maires de Valenton et de Limeil-Brévannes, et groupant les entreprises dont les camions empruntent ce chemin.

Au cours de cette réunion, ces entreprises avaient décidé de procéder au nettoyage et à la remise en état du chemin dégradé par leurs véhicules.

Cette promesse tardant à être tenue, Monsieur le Maire de Valenton a dû intervenir une nouvelle fois auprès de ces entreprises utilisant largement ce chemin pour leurs transports.

Tout dernièrement, le 6 mars, il a été constaté que ce travail promis avait reçu un commencement d’exécution et que le matériel nécessaire était en place.

Souhaitons qu’à l’avenir nos édiles ne soient plus obligés d’intervenir aussi fréquemment et que la remise en état de nos rues soit faite automatiquement par ceux qui auront contribué à les dégrader. (à suivre)

Source : L’éclair du Val de Marne.

Le billet de Jean-Jacques (N°9) : 20.03.1968

Un jour en allant faire des achats, je rencontrai un de mes amis qui habite l’une de nos cités d’H.L.M. Il avait l’air préoccupé.

- J.J : Eh bien, l’ami, qu’y a-t’il ? Pourquoi cet air soucieux ?

- L’ami : Oui, en effet, la sécurité de nos enfants me préoccupe.

- J.J : La sécurité de nos enfants ?

- L’ami : Je m’explique. Tu sais aussi bien que moi que nos cités d’H.L.M. sont desservies par un réseau de voies intérieures qui permettent d’accéder facilement à tous les bâtiments.

- J.J : Oui, eh bien !

- L’ami : Depuis de nombreuses semaines, j’ai constaté que beaucoup de jeunes gens circulent sur ces voies avec leurs cyclomoteurs à vitesse excessive. Vois-tu, c’est cette vitesse qui me fait un peu peur. Les rues de nos cités ne sont pas très passagères, certaines allées même ne peuvent pas être empruntées par des voitures et nos enfants s’y sentent moins en danger que dans d’autres rues de notre petite ville, relâchent leur attention. Je tremble à l’idée qu’un des ces enfants pourrait être accroché, renversé, blessé par l’un de ces engins pétaradants.

- J.J : Alors, tu penses qu’il faudrait règlementer la circulation dans nos cités ?

- L’ami : Oh non ! Nous subissons déjà assez de règlements restrictifs par ailleurs. Je pense que nous pourrions demander à ces jeunes gens qu’ils circulent à allure modérée, qu’ils soient bien prudents, qu’ils pensent aux enfants plus jeunes qu’eux et, par conséquent, moins réfléchis.

J’estime qu’il s’agit là d’un sage conseil et c’est pourquoi, aujourd’hui, dans ce billet hebdomadaire, je rapporte cette conversation. (à suivre)

Source : L’éclair du Val de Marne.

Le billet de Jean-Jacques N° 10 - 27.03.1968

Au début de la semaine dernière, j’avais remarqué que du matériel, tuyaux, sable, était déposé rue Etienne Dolet, a proximité de la rue du Colonel Fabien. Puis prit place à ce même endroit une cabane comme on en voit toujours sur les chantiers. Le mercredi de cette même semaine, remontant la rue du Colonel Fabien, de la poste vers l’église, je fus surpris par l’apparition de feux tricolores provisoires entre les places du Monument aux morts et d’Oradour-sur-Glane. Le lendemain eut lieu l’arrivage de nouveaux camions de sable et d’une machine destinée, entre autre, à creuser une tranchée.

Le vendredi commencèrent les travaux qui, avec la mise en service des feux tricolores, perturbèrent la circulation dans cette partie de la rue principale de notre petite ville.

Comme d’habitude, ma curiosité me poussa à en savoir davantage. Je vous livre donc, amis lecteurs, les résultats de ma petite enquête.

Les travaux en question sont entrepris par le Gaz de France et visent notamment à remplacer des canalisations usées par de nouvelles qui seront mieux à même de répondre aux besoins actuels et futurs de notre cité.
Nous subirons donc patiemment les perturbations de la circulation dans cette rue passagère pendant le temps nécessaire à ces travaux fort utiles que le Gaz de France avait prévu d’entreprendre depuis un certain temps déjà. (à suivre)

Source : L’éclair du Val de Marne


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