28 mars 1846 : Chemin de fer de Paris à Lyon.

jeudi 26 avril 2012
par  Martine
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Le conseil municipal de la commune de Valenton a été convoqué extraordinairement pour étudier les plans du projet de chemin de fer de Paris à Lyon concernant la traversée de la ville de Valenton.

28 mars 1846 Chemin de fer de Paris à Lyon.

L’an mil huit cent quarante six, le vingt huit mars, le conseil municipal de la commune de Valenton, convoqué extraordinairement d’après l’autorisation contenue dans la lettre de Monsieur le Sous-préfet en date du vingt mars présent mois, s’est réuni sous la présidence du Maire.

Etaient présents : Messieurs Nau, Marchais, Degrois, Dautier, Damville, Moreau, Allain, Ferrière, Barrot, et Brocard Maire.

Monsieur le Maire a fait connaitre à l’assemblée que d’après les instructions de Monsieur le Sous-préfet, il lui soumettait les divers plans dressés par Monsieur Jullien, ingénieur en chef du chemin de fer de Paris à Lyon, pour la portion qui traverse le territoire de la commune de Valenton, et qui déterminent les parties d’héritage qui sont nécessaire à son établissement.

Il en résulte que deux seules pièces, l’une en terre labourable de un hectare quatre vingt seize ares, et l’autre en nature de pré de un hectare six ares soixante deux centiares sont désignées comme étant indispensable à acquérir.

Elles font partie de la ferme de l’hôpital appartenant aux héritiers de Monsieur Personne Desbrières, louée à Monsieur Defforge.

Il n’existe pas sur le terroir de Valenton d’autres pièces nécessaires pour l’établissement de l’exploitation dudit chemin de fer de Paris à Lyon.

Le conseil municipal d’après cet exposé, et la connaissance qu’il a prise de ces divers plans, ne croit pas devoir élever aucune difficulté à ce sujet, mais il profite de la circonstance pour appeler de tous ses vœux l’établissement d’un embarcadère au commencement, où à l’entrée de Villeneuve-Saint-Georges au nord, en face de la caserne de la gendarmerie.

La surveillance exercée chaque jour par les gendarmes sera sans nul doute d’une grande efficacité pour empêcher les mauvais sujets de se répandre dans les environs en quittant le chemin de fer.

Personne ne réclamant plus la parole, Messieurs les membres du conseil municipal ont été appelé à signer la présente délibération.

Fait en conseil municipal le dit jour vingt huit mars mil huit cent quarante six.


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