Les maires sous la Troisième République (1871-1940)

dimanche 11 mai 2014
par  Martine
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C’est la Troisième République qui, par la loi du 14 avril 1871, rétablit en principe l’élection des maires par le conseil, avec, à titre provisoire, exception pour les communes chefs-lieux de département et d’arrondissement et les villes de plus de 20 000 habitants. À cette date, on est au cœur de l’épisode révolutionnaire de la Commune de Paris (18 mars-26 mai). La démocratie a bien du mal à se mettre en place dans les assemblées communales puisque la loi du 20 janvier 1874 revient au système impérial de la nomination, en attendant une loi organique à venir.

La loi sur les élections municipales fut finalement votée le 7 juillet 1874 : le droit de vote fut fixé à 21 ans et deux ans de résidence dans la commune. En revanche la loi sur la désignation des maires par le gouvernement fut prorogée de 2 années. En 1875, les lois constitutionnelles confirment la victoire de la république et la loi du 12 août 1876 rétablit le principe de l’élection du maire par le conseil ; la loi du 28 mars 1882 prévoit une seule exception : la ville de Paris.

C’est le 21 janvier 1878 qu’à Valenton une séance extraordinaire réunit douze conseillers municipaux. Ces derniers ont eu beaucoup de mal à trouver pour Valenton un maire et son adjoint. Après le refus de Monsieur Varin, c’est Monsieur Augustin Élie qui fut élu Maire.

En 1884, un statut détaillé et durable du droit municipal fut établi. Il fut prévu que le renouvellement des conseils et par conséquent le mandat du maire est quadriennal.

En juillet 1940 est instauré l’ «  État français  ». C’en est fini du régime républicain. Vichy impose de nouvelles lois. Les grandes et les petites communes furent distinguées. Si les petites communes plutôt rurales de moins de 2 000 habitants gardaient une démocratie complète, les autres communes la perdaient totalement : maire, adjoints, conseillers municipaux étaient nommés par le préfet pour les villes de moins de 10 000 habitants, par le gouvernement au-delà. A l’époque, Valenton comptait près de 2500 habitants (2448 au recensement de 1936). C’est la raison pour laquelle la loi du 16 novembre 1940 fut à l’origine de la nomination de Jean Galisson après que Vincent Bureau qui avait été élu fut démis de ses fonctions en 1941.


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