L’école des garçons dans les années 1930

dimanche 30 mars 2008
par  Martine
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Souvenirs de l’école primaire

LA MAIRIE- ECOLE

Cette Mairie-Ecole était composée de deux classes, d’un logement de fonction à la disposition de Monsieur Gary, directeur de l’école et de Madame Gary, sa femme, secrétaire de Mairie, et d’un bureau pour Monsieur Bureau, le Maire, et Madame Gary. Une classe était dirigée par le Directeur de l’école et l’autre par une institutrice Madame Gastine. (Je me souviens qu’elle suçait très souvent des bonbons à l’eucalyptus de couleur verte en forme de triangle que l’on trouve encore actuellement).

A propos de cette institutrice, il y a une petite anecdote qui marque en quelque sorte le suivi de mon travail à l’école par mes parents. Très souvent nous allions au cinéma ‘Le Kursal’ à Villeneuve St Georges (parfois même tous les samedis lorsqu’il y avait des films feuilletons, par épisodes). Papa nous rejoignait au cinéma en sortant du travail.
Mme Gastine y allait également et s’il y avait un problème à l’école, elle avait un argument de poids en me faisant comprendre que la sortie au cinéma dépendait du règlement du problème. Je n’ai pas souvenance d’avoir manqué un samedi au cinéma. Merci Mme Gastine !

Derrière la Mairie, se trouvaient les jardins des enseignants et devant, la place de la Mairie qui était en même temps la cour de l’école. A cette époque les voitures étaient très rares. Il n’y avait pas de parking. Cette cour avait deux avantages. Lorsqu’il y avait un mariage le samedi. (En ce temps la, nous avions école le samedi, le jeudi étant le jour de repos). Comme il n’y avait pas de salle des mariages, il fallait donc libérer une classe, c’était celle du Directeur.

Premier avantage : une récréation supplémentaire.

A chaque mariage, après la cérémonie, dehors en bas des marches de la Mairie, les mariés et les invités distribuaient des dragées. Nous étions là ! Deuxième avantage !

L’ECOLE : UNE PEPINIERE DE SOUVENIRS

L’école est peut-être l’instant de la vie ou la mémoire est la plus présente à l’esprit. Je vais essayer, malgré tout, de ne pas trop m’attarder, sur cette période de ma scolarité non pas pour occulter une époque que je ne voudrais pas aborder. En effet je considère avoir été un élève ordinaire avec des passages négatifs et positifs. Je veux, quand même, rappeler des souvenirs qui m’ont marqué, qu’ils soient agréables ou désagréables.

En voici un que l’on peut qualifier de désagréable mais les raisons qui font que ce souvenir soit désagréable sont justes. L’instituteur, nous faisait une leçon d’arithmétique et à la suite de cette leçon nous devions résoudre un problème classique de robinet qui coulait goûte à goûte. Impossible de trouver la solution malgré les explications renouvelées. J’ai eu droit, au moins, à une paire de claques et les claques de M. Gary n’étaient pas des plus douces. Je suis rentré à la maison, joues rouges et larmes a l’œil qu’il m’était difficile de cacher. J’ai du, bien entendu, donner les explications.

Il est évident que maman m’a accompagné à l’école pour avoir des précisions, que M. Gary lui a données.
Même s’il lui en coûtait de le dire, même si elle avait mal au cœur de savoir que j’avais reçu ces gifles, maman concluait par «  M. Gary si cela est nécessaire la prochaine fois vous ferez la même chose ». Réponse : ‘ Mme Duranton j’en prend bonne note !’ Je considère qu’elle a eu raison ne voulant pas provoquer chez l’instituteur, un sentiment de malaise, lui retirer son autorité et pour ce qui me concerne de me croire autorisé à culpabiliser le maître d’école.

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Ecole des garçons 1938
A droite Monsieur Gary

D’autres instants difficiles ont fait partie de ma scolarité, ne serait-ce que des déficiences de mémoire dans la récitation des leçons apprises en vitesse et disons le, parfois certainement, un carnet de notes difficile à présenter aux parents. Mais éloignons nous de ces mauvais passages et voyons maintenant les moments agréables.

Les fêtes des écoles font partie de ces instants que l’on apprécie. Chaque année un bal masqué pour les enfants, était organisé pour fêter mardi gras dans deux classes de l’école, derrière l’ancienne Mairie. Je me souviens de l’un de ces bals masqués. Nous étions Sylviane, ma cousine, et moi même habillés en mariés et je crois que nous avions gagné un prix intéressant.

Ce qui était également important, c’était la remise des prix de fin d’année qui donnait lieu, bien sur, à la fête des prix. C’était également l’occasion pour les enseignants de présenter un petit spectacle avec les élèves.

Sans vouloir me vanter je n’appréhendais pas cet événement annuel. Je crois avoir fait plaisir souvent à mes parents en leur présentant des premier et deuxième prix. Je n’ai pas eu le mérite de recevoir le suprême prix d’honneur, mais j’ai pu recevoir le prix d’excellence. C’était quand même le prix du meilleur élève de la classe, je m’en souviens d’autant plus que ce jour la, j’étais déguisé en chardon.

J’étais fier de pouvoir écouter la sonnerie au clairon exécuté par le capitaine ou le lieutenant des sapeurs pompiers de la commune. En effet, cette sonnerie au clairon accompagnait la remise des premiers prix, des prix d’honneur et des prix d’excellence. C’était la tradition à l’époque et peut-être à Valenton en particulier de mettre en valeur le travail et les efforts de l’élève, mais également que ce soit un exemple et une incitation à favoriser, à aider tous les élèves à prendre conscience de l’importance du travail et de l’effort


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