La vie dans les années 1950

samedi 5 juillet 2008
par  Martine
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Témoignage de Gisèle Marat née Marchais.

Mes parents tenaient une ferme rue du colonel Fabien à l’emplacement du marché. C’était l’une des filles de la maison qui emmenait paître les vaches en montant par le Paillis jusque dans les champs situés à la Fontaine St Martin. Là, elle gardait le troupeau puis le ramenait à la ferme le soir. Il n’y avait pas beaucoup de voitures aussi il arrivait que les vaches aillent sur la route.

Souvent, c’était moi qui partais avec une brouette pleine de linge de la rue Pierre Sémard où j’habitais, jusqu’au lavoir rue Sacco et Vanzetti. C’était dans les années 1950. A cette époque il n’y avait pas de machine à laver encore moins de salle de bains. Nous utilisions les bains-douches, rue des deux communes.

Il y avait plusieurs fermes voisines, ferme Grandjean, Fouché, Creton et chaque année à l’Assomption, des chars étaient tirés par des tracteurs qui appartenaient aux fermiers. C’était la fête.

La famille Marchais avait treize enfants il y en avait plusieurs qui étaient commerçants : le bureau de tabac chez « Millienne », le charbonnier, l’épicier, le fermier qui vendait son lait.

Ma mère était la sœur de l’ancien maire Monsieur Bureau. Du côté de ma mère, ma famille était communiste et du côté de mon père, catholique.

Quand on montait la grande rue (actuelle rue du Colonel Fabien) sur la droite il y avait la boutique de Monsieur Bureau (une quincaillerie), celle de Monsieur Comte (une boutique d’électricité), un boulanger et une boutique où on allait chercher le lait devant la ferme de mes parents.


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